Alice-Roy/Nancy-Drew
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 ### Centenaire de Georges Bayard ###

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Valente



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MessageSujet: ### Centenaire de Georges Bayard ###   ### Centenaire de Georges Bayard ### Icon_minitimeVen 16 Oct - 7:52

### Centenaire de Georges Bayard ###
Georges Bayard (1918 - 2004) écrivain français et auteur de romans pour la jeunesse.

2020, année cauchemardesque  ma p'tit Lulu,
Les forets brûlent, c'est la sécheresse.
Les riches sont de plus en plus riches, les pauvres, idem, c'est à dire plus pauvres.
La banquise est devenue un glaçon pour apéritif. Je vais croiser des ours polaires sur ma route.
C'est moi le responsable. Je suis l'ennemi public n°1 ma p'tit Lulu !
J’appartiens à l'espèce humaine qui a tout détruit, même notre vie.
J'ai honte. Envie de me suicider au Covid-19, « mélangé à la confiture de groseille. »
Par lâcheté, je renonce car j'ai commencé à lire Michel et les castors de Georges Bayard.
Et y a plein de surprises dans ce E-book made in France, crée avec passion par DCM.
C'est du "local" un Michel de Georges Bayard. En 1975, écrivains et l'industries sont encore « chez nous ».
En 2020, il faut se replonger dans l'histoire des années "70", qu'enfant, nous avons vécu en partie.
J'avoue que la présentation de ce Michel par M. Forcheron, m'a emballé.
La richesse des connaissances de Michel Forcheron sur l'auteur et les personnages de la série aident
à la découverte de l'univers de Georges Bayard.
G. Bayard, cet enseignant qui écrit des histoires pour susciter la curiosité de son lecteur et l'inviter à découvrir
le monde qui l'entoure. Ce monde qui sera bientôt entre ses mains.
Cette édition de la série Michel en E-book est un très bel hommage à monsieur Georges Bayrad.
Quelle tristesse que de constater le peu de reconnaissance de l'éditeur Hachette pour cet auteur
qui a rapporté tant de brouzoufs à « la pieuvre verte ».
Mais n'accablons pas Hachette Travel Retail très en difficulté à cause de la Covid-19.
Oui..., je vais vous expliquez Monsieur Bayard, Publishing, Free cash-flow, le Résop Groupe, etc d'Hachette.
(...)
On retrouve Daniel avec notre héros accompagné en plus... je vous laisse deviner ?
Hé ouais, nous retrouvons Martine. Très bien dessiné par P. Daure.
Mais Martine au « visage régulier, intelligent, éclairé par deux grands yeux bleus très vifs »,
est un "sous rôle secondaire" pour Monsieur Bayard. Une Martine que Georges Bayard oubli dans un chapitre.
Martine fait les courses, la vaisselle et autres tâches ménagères... dans quelques
années, c'est les "allocs" de la CAF virés sur son compte "CCP"... car depuis 10 ans déjà
une femme a le droit d'ouvrir un compte bancaire et avoir un travail sans le consentement
du mari. Y a encore du boulot Martine pour l'égalité !

Ce Michel et les castors est pour moi une découverte, car je n'avais pas connaissance de l'existence des
castors en France. Je sais ! « Bonjour le bolos ! »... mais j'ai toujours vécu dans le "minéral".
Je prends des couleurs sous les lumières artificielles d'un sous sol et vois le jour au clair de lune...
Et la "nature", c'est un truc pas très naturel. C'est en lisant Michel que je découvre ce « monde ».

Je ne sais pas si vous serez d'accord avec moi, mais le déroulement des faits, le lieu, l'ambiance en fond le
plus "Georges Siméon" de la série. L'aurore, le p'tit matin, chocolats et pain grillé... Dehors  « la surface
lisse d’une lône (...) la solitude du lieu (...) et le castor a plongé ! » Moi aussi j'ai plongé dans
l'histoire de gens simples habitant un village avec son café, son épicerie... par un mois de novembre des années 70.
Tout commence quand Michel observe par la fenêtre « L’homme marchait très vite, bien qu’atteint d’une légère claudication. »
L'aventure démarre et qu'elle aventure !
Mettez vos bottes pour vous balader sur les bords des lônes, méfiez-vous des vrais faux braconniers
ou l'inverse, saluez l'orpailleur... L'artiste peintre croise Nestor la Canne sans le savoir, des Romains
auraient laissé un trésor dans la région et n'oubliez pas de passer à l'épicerie pour prendre
d'excellentes saucisses. Si vous pensez que j'ai "fumé"... c'est pas faux... Du "Caporal bleu" roulé à la main !

J'ai failli, tel le castor, rongé la liseuse pour faire « barrage » au mot "FIN".
Félicitations Monsieur Bayard pour ce Michel et les castors.

Merci DCM & Michel Forcheron pour cette édition numérique "spéciale bibliophile".
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Valente



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Date d'inscription : 05/10/2020

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MessageSujet: « Michel » de Georges Bayard (M. Forcheron)    ### Centenaire de Georges Bayard ### Icon_minitimeLun 11 Jan - 8:36

#  « (...) Et je me dis et je me redis
#  De tous ces dessins d'enfant que n'ai-je
#  Pu préserver la fraîcheur de l'inédit » (S. Gainsbourg)


Je suis vieux et découvre la série "Michel" de la bibliothèque verte.
Je n'ai lu aucun "Michel" dans ma jeunesse¹, mais plutôt lu l'autre série pour « garçon », les 6C.
Plus je découvre la série Michel, plus l'écrivain m’intéresse.
Dans chaque histoire de Michel, je découvre une « petite histoire » d'un lieu du terroir de France.
Époque des « trente glorieuses, baby boom, etc ».
En lisant un "Michel", c'est une tranche de vie de là « la France profonde » que l'on appelle aujourd'hui
« la France périphérique ». Et cette France décrite par G. Bayard dans Michel a bien changé.

Mais qui est Michel, ce héros de la BV crée par G. Bayard ?
Qui est l'auteur ? Car on découvre une richesse pleine de bon sens dans ces livres.

Le hasard, fait bien les choses, on m'a offert le livre de M. Forcheron : « Michel » de Georges Bayard.
Grand merci à l'auteur de cette monographie, car j'ai trouvé les réponses à mes interrogations sur cette série phare de Hachette.
Car quand je découvre le "volume" du dernier Musseau, cela ferait sourire monsieur Bayard, lui qui triplait ce "volume" !
Alors, oui, chaque sortie d'un « Michel », serait aujourd'hui un "hyper best seller".
 
Chose qui m'a amusé en lisant la monographie de M. Forcheron, c'est que j'ai probablement croisé monsieur Bayard.
Môme, j'étais presque "voisin" de G. Bayard². J'ai sans doute croisé l'auteur, en prenant le RER B.
Le provincial, Monsieur Bayard a connu la "petite couronne", la Gare d'Orsay, Gare Montparnasse, Bastille,
Les Halles. Lieux disparus ou qui n'ont plus rien à voir avec aujourd'hui.
D'après les anciens, les quartiers de Paris étaient des "villages". Enfants, eux jouaient dans la rue.
Le tout voiture voulu par Ponpidou a complètement métamorphosé les quartiers. Plus aucun jeune ne joue dans la rue.
Dans un bar, j'avais fait la connaissance d'un retraité. Né à Paris il avait travaillé dans un des abattoirs de la "couronne".
Ce grand-père facétieux imitait les différents accents des quartiers parisiens et cela nous amusait beaucoup.
Un passé ou les régions de France étaient encore présentes dans certains quartiers de Paris.
On changeait de région en prenant le métro d'après "l'ancien".

Comme beaucoup de banlieusards ou parisiens, monsieur Bayard partait en vacances.
Une chance de "partir", car le "92" avait encor ses bidonvilles qui subsisteront jusqu’à la fin des années "70".
Les vacances, période ou beaucoup de mômes étaient pris en charge par les communes dans des centres aérés. Bien pratique pour les parents.
Époque ou j'ai découvert la bande des 6C et leurs voyages. J'aurais lu Michel, je pense que j'aurais plus découvert de lieux ou
de situation que l'on ne trouve pas dans l’œuvre de Bonzon.
En lisant le livre de M. Forcheron, on découvre un G. Bayard cherchant à susciter la curiosité du lecteur au delà de l'intrigue.
G. Bayard, curieux des choses de la vie, qui observe et se rend compte que le monde change.
Histoire après histoire, on assiste a ces petits changements mis en scène dans la série Michel.
Aujourd'hui, la France de G. Bayard, n'existe plus. Faut-il le regretter ?
Bien sûre que non ! Georges Bayard est moderne.
 
Quelle que soit notre enfance, cette période reste indélébile. Ne dit-on pas que « l'on ne guérit jamais de son enfance ».

Michel est la seule série à ne pas figurer au catalogue Hachette en ce début du troisième millénaire.
C'est le "gros" avantage quand on lit un 6C dénaturé par Hachette.
Michel, lui est resté authentique. Il n'a pas renié la façon de vivre dans les terroirs français.
À sa façon, Michel est le témoin d'une « France éternel ». Et aujourd'hui, Michel est toujours présent.
C'est le vrai Michel de cette « France éternelle » que je découvre grâce à la réédition en version numérique de DCM.
Et, en 2021, c'est un plaisir de lire la monographie : « Michel » de G. Bayard, de M. Forcheron.

Si vous me lisez monsieur G. Bayard, sachez que moi aussi je m'appelle « Michel ».


## à propos de l'édition :
Quel dommage que l'éditeur n'est pas réalise son travail de pré-presse pour éditer cette monographie.
On trouve beaucoup trop d'erreurs : fotes d'ortaugrafes, erreurs typographiques.
C'est un manque total de respect du « client » et de l'auteur.
En 2000, il était pourtant simple de faire valider gratuitement cet E-pub sur le "Ouaibe".
Je ne suis pas un lecteur « psycho-rigide », car j'invite tout le monde à découvrir cette excellente monographie.
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Valente



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Date d'inscription : 05/10/2020

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MessageSujet: Re: ### Centenaire de Georges Bayard ###   ### Centenaire de Georges Bayard ### Icon_minitimeMer 27 Jan - 9:55

Avec tout mon respect au professeur Samuel Paty et sa famille.
À monsieur Lambert professeur de Math, qui m'a « transformé ».


« Michel connaît la musique » est paru la première fois en 1976.
45 ans après, la lecture de ce tome est comme une douce mélodie du passé de mes jeunes années.
Peu importe, si vous n’êtes pas de cette génération, ou que vous n'avez pas vécu en banlieue.
C'est un G. Bayard, un style d'écriture qui vous fera vivre en "musique" cette « tranche de vie » Seventis pour la jeunesse.
M. Forcheron à raison, un "Bayard" c'est un p'tit moment d'histoire glissé dans un récit.

Cette aventure de Michel se déroule à Paris et en banlieue Sud.
Et accessoirement la banlieue sud-est (Paris - Varennes-Jarcy) ou loge Michel, Daniel et les chers jumeaux.
Pour comprendre les transports parisiens de nos héros provinciaux sur Paris...
G. Bayard, provincial aussi, ne résiste en décrivant une journée de banlieusard allongé de presque 2 heures pour son trajet.

G. Bayard a écrit:
« À dire vrai, ce n’était pas tout à fait ainsi que les deux cousins avaient imaginé leurs
vacances à Paris. Le train-train de la boutique leur pesait un peu. Et puis les longs trajets de
métro, matin et soir, La Varenne-Paris et retour n’étaient pas très agréables. »

Avec G. Bayard on découvre les goûts musicaux de Michel et Daniel : un disque Seventis d'un Arkwright totalement inconnu en 76 !
Et pour cause, il existe bien un Richard Arkwright, mais lui, est du XVIII siècle. Autodidacte devenu roi de la filature du coton, merci Wikipédia.
Il est aussi question de « filature » dans ce "Michel", mais beaucoup plus tard.
1976, sur le pick-up des grands, je découvrais leurs musiques sur vinyle. J. Joplin s'était envolée au-dessus des champs de cotons (Summertime).
Place à Deep Purple ou autres "45" qui m'énervaient, car je ne comprenais pas l'anglais. Sauf un "33", Lasy de DP que j’appréciais.
Comment « comprendre » la musique des Seventis pour G. bayard ? Car Seventis rime avec : sexe, drogue and Rock'n'Roll, pas le style de la BV.
G. Bayard voyageur de banlieue côtoyait cette « faune de jeunes » qui n'avait plus rien à voir avec les hippies "soixante-huitards retour Katmandou".
Cette génération Seventis avait-elle seulement lu un BV, dans leur proche passé d'écolier ? On peut se poser la question monsieur Bayard.
Et bientôt, place à l’apogée du mouvement Punk et son rock primitif. Vous ne serez pas « déçu » monsieur Bayard !
La banlieue de G. Bayard est bourgeoise et celle de Monsieur Hulot dans les films "Mon oncle" et "Playtime", avait sacrément « évolué ».
Des grands ensembles, "barres", tours dominent. C'est le nouveau paysage et lieu de résidence des banlieusards.
Fini les "mobs" ou Malagutis... Place aux "caisses" 4 roues. Peu importe l'origine. La cité avait son marché de pièces ou de régularisation.
Une "tire" pour aller en "boite". Idéal pour "emballer" les "meufs" vers des paradis artificiels ou d'autres."choses"...
Les "exploits" des « grands » ne manquaient pas dans ces années-là. Mais c'est pas très BV...

Passons, ce Michel est un régal avec un côté farfelu quand l'auteur imagine de réparer un disque vinyle.
L'auteur invente t'il un nouveau métier ? On peut nettoyer un vinyle, mais réparer une rayure...
Ben non, monsieur Bayard, c'est impossible !
L'explication est simple, le sillon d'un vinyle varie entre 60 et 150 microns. Opération impossible dans un « baraquement de planches ».
Chelou, cette description du "labo" du sympathique réparateur. Smile
Solution de G. Bayard, l'action : le "repiquage", puis destruction du vinyle. La, c'est plus crédible.

Autre invraisemblance de physique, un « message » caché dans le sillon d'un vinyle que je vous laisse découvrir.
Très "Mission: Impossible" monsieur G. Bayard.
Mais je suis pas Jim Phelps qui écoute sa ritournelle avant que le "disque" s’enflamme.

1976, moi aussi comme Michel et Daniel, j'ai pris la ligne de Sceaux, rebaptisée un an plus tard RER B.
Musique de mécanique dans ces vielles rame Z 23000, ou j'ai probablement croisé Monsieur G. Bayard !
Ah, la ligne de Sceaux (Luxembourg/Palaiseau), c'est une partie de l'histoire des transports en banlieue.
Au départ de Denfert-Rochereau, les locomotives à vapeur ne pouvaient être retournées.
Denfert-Rochereau est la seule gare en courbe prononcé, presque un cercle. Au terminus de Palaiseau, la loco vapeur était retournée.
La station Denfer sera déplacé et en partie enterré pour le prolongement de la ligne à Luxembourg, puis électrifié en 1500 Volts DC.
La partie Palaiseau - St Remy (SNCF) était en 25 OOO Volts AC. Le passage en RER (RATP) imposa une adaptation du matériel en bi-tension.
La série Z 2300 est la première génération de matériel automoteur électrique mise en service en 1937. La réforme des « Z » commencera en 1984.
La dernière automotrice Z circulera le 27 février 1987. 50 ans de service en AC/DC !

Mais pourquoi Michel et Daniel se retrouvent-ils en banlieue ?
À cause d'un problème pseudo mathématique"en base 10, résolu par Michel. Un numéro de téléphone « codé ».
Bon, 45 ans après, comme l'élève de seconde, l'astuce du numéro « codé » imaginé par l'auteur ne tient pas la route.
Mais, c'est joliment écrit et c'est tout le charme du style d'écriture de G. Bayard.
En lisant ce Michel, je redeviens le môme de "76" ; alors cette « base 10 » hé ben j'y crois !

Le fil conducteur de toutes ces péripéties... c'est « l'amour », mais sur microsillon... Ouf ! C'est la BV !
Un 33tours des Noces de Figaro égaré. Célèbre Opéra composé par Wolfgang Amadeus Mozart et Lorenzo de Ponte pour le livret.
Il aura fallu l'aide des jumeaux pour retrouver le "33" tours des Noces de Figaro.  Terminus pour Michel... Sous le chapiteau d'un Cirque.
Fin du spectacle ?
Non ! Le spectacle doit continuer.

À bientôt monsieur G. Bayard.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Le vinyle
Si vous avez encore des vieux vinyles et souhaitez les numériser, rien de plus simple en 2021.
En bonus, vous pourrez supprimer les « craquements » de vos "galettes" qui vous agacent.
Pour la partie logiciel : Audacity et son tutoriel.
Les exemples ne manquent pas sur YT pour bien numériser vos galettes et utiliser Audacity.
Si vous êtes pas TechnoFile, rien de grave, chez Vinyles & sons « on connaît - très bien - la musique ! »

Si vous avez la chance d'avoir investi vos brouzoufs chez Pfiser, alors cette platine laser est pour vous.
Aucune usure de vos "galettes" et la meilleure qualité au monde de lecture garantie :  

Si vous pensez pouvoir « réparer » vos vinyles, détrompez-vous ! Découvrez les explications de IRENE.

La ligne de Sceaux
### Centenaire de Georges Bayard ### Rame_z10
Une rame de la série "Z 23000".
Le premier numéro "7" indique que c'est un "direct", c'est à dire que cette rame ne s’arrête pas à toutes les stations.

Ambiance dans une rame Z 23000 modernisée, y avait peut-être l'écrivain banlieusard G. Bayard ?
* Denfert-Rochereau à Massy Palaiseau
* La petite ceinture qu'a connue G. Bayard et son histoire.

Seule représentation en BD, d'une rame "Z" dans une aventure de Blake & Mortimer (S.O.S. Météores).
### Centenaire de Georges Bayard ### 00510

Enfin presque, c'était un troisième rail et non une caténaire qui alimentait en électricité cette série "Z"
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Valente



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Date d'inscription : 05/10/2020

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MessageSujet: Michel entre deux feux   ### Centenaire de Georges Bayard ### Icon_minitimeVen 19 Fév - 19:03

Souvenez-vous, Charles Pasqua et son « vrai faux » passeport de l'agent de la DST en fuite au Brésil.
L'ancien Ministre de l’intérieur Charles Pasqua aurait-il lu "Michel entre deux feux" ?
Je pose la question !
L'expression « vrai faux » a tout son sens dans le début brouillon de cette aventure .
Mais, c'est pardonner monsieur G. Bayard, car la narration de l'intrigue nous entraîne avec
bonheur dans une rocambolesque aventure d'espionnage.
On est pas déçu en découvrant chapitre après chapitre ce Michel qui ressemble à une "série B".
Mais pourquoi tous les savants sont vieux, cheveux blanc dans vos histoires Monsieur Bayard ?
Des scientifiques type « Tournesol ». En plus, ce professeur Radier est un accumulateur d'objets.
Un médecin dirait : syllogomanie. Le professeur Radier, spécialiste en nucléaire est protégé par
un agent "secret" et sa fille Sophie qui s'occupe de l’intendance et plus. Désolé, mesdames, les tâches
ménagères, ben c'est toujours vous ! Je sais, la loi vous autorise, le vote, l'IVG, ouvrir un
compte en banque, etc... Mais en 1978, on a pas trouvé mieux pour faire la cuisine.
C'est en période de vacance que Michel, et ses deux compagnons, Daniel et Arthur, débarquent dans
cet univers « secret » pour des taches d'archéologie. Rien à voir avec du « secret ». Enfin si,
car les espions sont partout ! Comme dirait M. Audiard « un barbu, des barbouzes au pluriel ».
Cerises sur le gâteau, les jumeaux sont aussi présents, mais que font-ils dans cette aventure ?
De fil (d'acier ?) en aiguille, Michel montre qu'il est bien le héros et c'est brillant.
Les « petites cellules grises » de Michel égalent celles d'un Hercule Poirot.
Soyons objectifs, G.Bayard avec cette aventure frise le blockbuster made US, mais avec un bon scénario.
C'est de la grande aventure, rapide, spectaculaire avec son beau "happy end".
« J'vous dis madame Michu, c'est notre McClane made in French ce Michel ! »
Les incohérences font l'histoire ; on s'en accommode presque... Enfin pas exactement !
Ainsi, G. Bayard ne donne aucune explication sur ce souterrain dont l'entrée est obstruée et ou des
des méchants (espions ?) circulent librement.
Il faudrait aussi monsieur G. Bayard justifier cette lettre adressée à Sophie et remise
entre les mains de Michel. Courriers dont l'adresse interroge à juste titre le héros.
Perso, a ce moment de l'intrigue, je m'interroge sur les compétences de ce « service secret ».
Je laisse aux autres lecteurs, nous trouver une solution.
Idem pour le rendez-vous et l'enlèvement de Sophie. Bon Ok cette Sophie n'a rien à voir avec
Lorraine Broughton dans Atomic Blonde. Et si on ajoute l'enlèvement du garde du corps et plus...
Y a comme beaucoup de « vrai faux », dans la trame de cette aventure !
https://www.youtube.com/watch?v=ZMI3pcFuUmw

Nous sommes en 1978, quand "Michel entre deux feux" sort des presses Brodard & Taupin.
Époque du micro-processeur, biologie moléculaire, satellites communications...
Naissance des gadgets électroniques que l'on retrouve dans les séries TV (Mission Impossible, etc)
L'auteur très ouvert aux sciences, était un fidèle lecteur de la revue Science & Vie.
Alors, pourquoi aller chercher le truc en bois du magnétophone à fil d'acier ?
À cause de la syllogomanie du professeur Radier ?. Dans le nucléaire c'est la sécurité qui prévaut.
Surtout qu'avec les formidables moyens techniques que je possède : des doigts, un clavier et le "Ouibe"...
Ben, j'ai rien trouvé ressemblant à la description de votre truc en bois du magnétophone à fil d'acier.
L'invention de l'enregistrement magnétique est du à l'anglais Oberlin Smith en 1888  (étude théorique enregistreur à fil).
Un an plus tard, le danois Valdemar Poulsen, fabrique la première machine opérationnelle : le Telegraphon.
Mais c'est la WEBSTER CHICAGO qui en 1945 fabrique a plus grande échelle son "Electronic Memory".
Je vous laisse découvrir l'article de la revue Elector et la vidéo.

Monsieur G. Bayard, votre professeur Radier utilise un moyen offrant aucune sécurité pour « cacher » un message.
Et on utilise des matériaux « amagnétiques » pour la fabrication des escarpins. Moins cher et sans risque sanitaire.
En tant que professeur n'avez-vous jamais surpris vos élèves avec des "mots ou codes" incompréhensibles ?
Perso, nous c'était une suite de chiffres pour « s'échapper ». Faut bien trouver une application concrète à nos cours de Maths !
Surtout que le domaine de recherche du professeur Radier est le nucléaire. Une science qui impose un niveau en mathématiques
supérieure à des collégiens. En plus en cours d'histoire on nous enseigne que l'algorithme remonte à César.
Décidément, comme pour le vinyle du tome 25 c'est « tiré par les cheveux »... Et tirés très  longs les cheveux, à la mode en 78 !
C'est un "Michel" ! Original, bien écrit, mais beaucoup d'erreurs. Pourquoi ce Michel de "série B", monsieur Bayard ?
Comment ? C'est « secret ! »


Grâce à la commémoration du centenaire de G. Bayard et la réédition de la série "Michel" enrichie, vous
découvrirez l'excellente préface de M. Forcheron qui vous expliquera avec détail cette vingt-huitième aventure.
Philippe Daure est le virtuose de l'illustration. Trait, souple, direct et simple qui sait traduire « l'instant présent »
de cette énigme insolite. Un plus pour ce Michel de "série B". Chapeau l'artiste.
Seule énigme que je n'ai pas résolu, c'est le travail de l'ami DCM pour la réalisation de cette édition numérique du centenaire...
Je sais, c'est « secret » !  
Merci à vous.

P.S
Je constate que Michel, côtoie plusieurs fois les « services secrets ». Alors ouvrons une - grande - parenthèse sur
les « services secrets » dans les années 70.
L'occasion pour moi de rendre hommage à une grande dame de la science informatique : Madame Alice Recoque.
G. Bayard, a suivi dans la presse le feuilleton politique de la DST et des "plombiers du Canard Enchaîné".
Pendant plus de sept ans, l'affaire digne d'une aventure des Pieds Nickelés a fait couler beaucoup d'encre.

Vème République, trois administrations « de l'ombre » font du « secret ».
L'état alloue des budgets à ces administrations sans réel contrôle des parlements. C'est « secret ».
Et pour exécuter une « opération secrète », tous les ministres qui chapeautent nos trois officines
utilisent un puissant outil pudiquement dénommé « la valise¹ ». La valise c'est des biffetons !
En comptabilité analytique ancienne ou comme aujourd'hui c'est la ligne comptable : « fonds spéciaux ».
À cette époque pour avoir des « fonds spéciaux », c'est aussi simple que d'acheter sa baguette de pain.
Une voiture, une valise et direction le caissier de la Banque de France. Et comme c'est « secret », par discrétion
l'Assemblée nationale comme la Cours des Comptes ignorent l'objet de ces liquidités « fantômes ».
Si les « fonds spéciaux » ne suffisent pas, les ministères peuvent compléter par... des « fonds spéciaux ».
Preuve que l'administration française sait être d'une redoutable efficacité sous la Vème République.
Très pratique, face à un juge insistant ou curieux. La réponse est : « j'en sais rien, c'était secret ! »

Petit lexique de ces administrations à l'époque des "plombiers du Canard Enchaîné"  :

La DST (Direction de la Surveillance du territoire) dépend du Ministère de l'Intérieur (salut Pasqua !).
Sa mission, le contre-espionnage civil et militaire. À l'époque, l'administration la plus discrète de France.
Sortie de l'ombre grâce à l'affaire des "plombiers du Canard Enchaîné" ou Watergaffe.

Ensuite Les "RG" (Direction centrale des Renseignements généraux) dépend directement du gouvernement.
Des "intellos" chargés de surveiller l'opinion publique, d'établir des fiches (vedettes, politiques, syndicalistes, etc).
Les RG sont mis en échec, car impossible pour eux d'identifier la taupe qui informait le Canard Enchaîné.

Et enfin le SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage).
Le SDECE, surnommé "la piscine"... Là, on nage en eau trouble. C'est la "palme" d'or du « secret »...
Parfait pour surveiller un palmipède qui barbote. Mais en 1972, G. Pompidou, mis cause dans une autre
affaire politique, soupçonne les agents du SDECE d'informer le palmipède. Après l'échec des RG,
le pouvoir décide de confier à la DST la surveillance du "caneton", et non au SDECE.

L'affaire judiciaire du Watergote, durera sept ans, sans aucune mise en examen.
Preuve que la justice française sait être d'une redoutable efficacité sous la Vème République :
« Après un pourvoi en cassation du journal par l'intermédiaire de son avocat Roland Dumas,
la chambre d'accusation d'Amiens déclare en octobre 1978 l'action publique éteinte, arguant que
plus de trois ans se sont écoulés depuis le début de la procédure judiciaire le 12 décembre 1973.
Le 7 février 1980, la Cour rejette l'ultime pourvoi en cassation. » (Wikipédia)

Ce que l'on sait moins, c'est que le SDECE participa au financement de la science informatique.
Et c'est là que je remercie le SDECE, car il aura permis à une femme d'être une pionnière de
l'informatique, Madame Alice Recoque (1929-2021).
Moins connu que Loana ou un Justin Bieber, cette grande dame a travaillé sur les mémoires à tores
de ferrite pour le CAB1011, un ordinateur qui fût installé au service du chiffre du SDECE.
Dans les années 70, elle dirigea le projet Mitra 15 du "Plan calcul" voulu par le Grand Charles.
Le Mitra 15, un mini ordinateur a connu un succès grâce à son interface homme machine en langage naturel.
Deux Mitra 15 furent utilisé pour le programme spatial Ariane 1. 2003 fut la dernière utilisation
des deux Mitra 15, pour le dernier vol d’Ariane 4. Alice Recoque, termina sa carrière sur l'IA.
Madame Alice Recoque est décédé le 28 janvier 2021 à l'âge de 91 ans.
Merci Madame, pour avoir participé au rayonnement de la France dans le domaine scientifique.

@+


¹) en réalité, le nombre de "valises" est variable. Utile pour remercier les "bons" collaborateurs.
L. Jospin réglementera ces montants liquides - non imposables - dans les valises.
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